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Le changement, bien ou mal?

Continuer à attendre et espérer que le peuple se réveille et se révolte est un vœu pieux.

Face à ce que nous pouvons considérer comme étant des injustices, des actes malveillants et de la cruauté gratuite des puissants envers les plus faibles de nos sociétés humaines, il y a ce désir porté par certains d’entre nous que les choses changent profondément et rapidement.


L’urgence de changer de façon de vivre est relayée par tous les canaux de communication modernes actuels. Il y a beaucoup d’appel à une prise de conscience des peuples de la terre pour qu’enfin tous comprennent que le bien être et le bonheur aujourd’hui accaparé par à peine 1% de la population mondiale est une chose anormale et injuste.


Alors pourquoi cette prise de conscience ne s’amplifie t’elle pas?

La réponse est certainement dans le fait que beaucoup restent figés encore dans une posture qui est de ne pas accepter le propre de la nature humaine dans toutes ses dimensions.


Un être humain a des besoins primaires et les plus « mauvais » d’entre nous depuis des centaines d’années, non seulement l’ont compris, mais en plus, ont organisé leur domination sur le genre humain à partir de cette vérité.

Ces besoins sont primaires car incontournables pour vivre et ne pas mourir : manger, boire, dormir. Aucun être humain ne survit s’il ne répond pas à ses besoins primaires.

À partir de là tout le reste n’est qu’une suite logique ou pas, rationnelle ou pas, morale ou pas, intelligente ou pas bref....

La notion de bien et de mal n’est pas un besoin primaire et c’est là que tout se joue en réalité.


L’être humain se détermine moralement ou intellectuellement qu’après avoir résolu le problème d’avoir sécurisé la satisfaction de ses besoins primaires quelque soit le prix à payer.

Donc attendre en vain que les choses s’inversent est une gageure.


Ne faut-il pas d’abord accepter cette vérité? Ensuite, en fonction de celle-ci faire l’inverse des « mauvais » de ce monde qui ne le sont que parce qu’ils défendent un point de vue moral qui est contraire aux valeurs d’honnêteté, de bienveillance, de charité et d’amour de la multitude.

Un riche puissant de ce monde est aussi en quête perpétuelle de satisfaire ses besoins primaires aux prix de la vie des autres. Et moralement, il justifie cette démarche car nul ne peut lui reprocher de vouloir vivre ou survivre comme l’ensemble de la population mondiale.


Alors, la question de la satisfaction des besoins primaires devient une question morale.

Donc, la morale, qui est subjective par définition, doit elle aussi accepter de se voir dans sa pluralité. Le malveillant est inscrit lui aussi dans une morale.

Selon moi, ce qui est essentiel dans un second temps, c’est clairement d’effacer toute confusion entre les différents aspects de la morale. Et ainsi, clairement ouvrir un véritable champs de bataille sur ce sujet uniquement : Morale contre morale. C’est là le vrai nouveau défi.

C’est binaire certes, mais beaucoup s’accorde pour instituer cette binarité. Et c’est véritablement la clé.


S’il faut éveiller les consciences il faut aussi clairement établir cet affrontement cette fois dans l’autre sens. Non plus en se demandant qu’est ce qui EST bien ou mal, mais, ce qui DOIT être bien ou mal.

Les puissants ont de tout temps imposé leur définition du bien et du mal. Il faut désormais imposer un autre schéma : ce qui DOIT être bien et mal.

De cette façon, il est possible de donner un sens nouveau, de proposer une nouvelle trajectoire et ainsi ouvrir un nouveau combat contre la bien-pensance et la manipulation des masses ou la dictature de ce qui est bien ou mal.


En somme, proposer la liberté de penser et définir ce qui DOIT ÊTRE BIEN ET MAL.

Voilà le sens d’une action individuelle qui propose quelque chose et qui n’espère pas un réveil des peuples qui ne viendra pas sans une nouvelle proposition.

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