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La somme de toutes nos peurs

Tout être humain sans exception est à la recherche durant toute sa vie de la satisfaction de ses besoins primaires : se nourrir, se loger et vivre le plus longtemps que possible et surtout en sécurité ; mais aussi, tous nous avons besoin d'être estimer, respecter et de nous épanouir.

Ce trait de caractère est commun au genre humain, et il fonde le lien universel entre tous les hommes de cette planète. Autrement dit, pour ceux qui considèrent ne pas être concernés pas cette réalité objective, alors, il est possible de penser qu'ils se considèrent plus proche d'une nature divine qu'humaine.


Une fois que l'on dit cela, tous les champs du possible pour comprendre les différentes situations de l'histoire humaine sont alors ouverts.

Prenons le cas de la politique au sens premier, c'est à dire celui du vivre ensemble de la cité.

Comment des groupes de femmes et d'hommes se sont toujours organisés afin de cohabiter et grandir ensemble sur un même espace?

Comment les règles de vie se sont établis et ont donné lieu à l'émergence de modes de vie au travers des décennies?

Sans être dans l'analyse scientifique et experte des spécialistes de l'étude des sociétés humaines, en terme politique, les réponses à ces questions peuvent être abordées par des profanes comme vous et moi.

Tous les systèmes sociaux qui organisent le vivre ensemble s'obligent à répondre en priorité à la recherche de la satisfaction des besoins primaires de l'homme.

Ainsi, celui ou celle qui veut ou peut s'octroyer du pouvoir pour diriger le groupe construit une stratégie de conquête de ce pouvoir en agissant sur ce besoin universel de satisfaction de nos besoins primaires.

Celui ou celle qui domine les autres, voire l'ensemble d'un groupe, agit en permanence sur une peur viscérale qui est celle pour tout être humain de ne pouvoir pendant sa vie satisfaire ses besoins primaires.

C'est ainsi que les gouvernants aujourd'hui comme hier font la somme de toutes nos peurs et les agitent autant que de plaisir, parfois et sans compter, afin de nous amener toujours à renoncer à notre liberté ; et ainsi, nous proposer de choisir à chaque fois pour le moins pire. Et, le moins pire, c'est toujours la situation qui nous permettra de vivre ou survivre en sécurité avec l'espoir de s'épanouir.


Même au moment des révoltes ou des sursauts populaires comme en 1996, 2008, 2017 en Guyane, la réponse est toujours la même : "Panem Et Circenses", "Donnez leur du pain et des jeux" pour éviter la révolte profonde (expression attribuée à Juvenal dans la Rome antique). C'est en somme comme dire aujourd'hui : "laissez leur leur carnaval et leur hypermarché" et point de révolte sérieuse!


Comprendre que nous sommes tous sans exception parfois en faiblesse face à cette recherche permanente de la satisfaction de nos besoins primaires, nous permet de mieux comprendre pourquoi des pouvoirs, qui ne décident pas dans nos intérêts, arrivent tout de même à imposer la satisfaction de leurs intérêts à eux.

Comprendre ce principe de la vie humaine, c'est aussi mieux réfléchir et se dire qu'au final si nous sommes tous à cette recherche de nos besoins primaires, alors, ceux qui nous gouvernent aussi!

Alors, la question est : Comment oser créer dès lors un rapport de force inversé?


D'abord, il faut avoir le courage de le faire. Ensuite, il faut que ceux qui nous représentent à tous les niveaux et à qui nous donnons le mandat de défendre nos intérêts trouvent cette audace de confronter les besoins du peuple face aux besoins des gouvernants.


Je vous le disais plus haut pour répondre aux questions du début de ce sujet, j'ai choisi de prendre l'angle de la politique. Et dans ce cas d'espèce, la question de la posture et des convictions est, on le voit, de nouveau essentiel.

Je suis de ceux qui pensent que le courage politique n'est pas dans les grandes phrases et le "palé fô" comme on dit chez nous.

Il faut sortir de toute soumission, prendre conscience de nos forces réelles et agir sans contraintes ( ne pas être redevables).


Ce que je dénonce depuis des années et de par mon expérience et ce que je regrette encore aujourd'hui ce sont les objectifs de nos représentants élus : ils sont quasiment tous à la recherche de la satisfaction de leur besoin primaire, et ont bien du mal à s'intéresser à ceux de la population qui les a élu.

Devrais-je demain moi aussi chercher à représenter les intérêts de la Guyane et des guyanais? Certainement comme chacun d'entre nous et pour cela nul besoin d'être élu à tout prix.

Seul compte de faire ce que l'on peut faire tous à notre niveau, non plus seulement pour satisfaire nos besoins, mais aussi, pour satisfaire les besoins de ceux que la vie nous permet de rencontrer.

C'est pourquoi être candidat à une élection ne dépend que des conditions de cette élection. Par contre agir tous les jours et faire de son mieux pour les autres ne dépend que de notre choix.

Mon choix est de continuer à faire ce que je peux et partager dès que possible avec celles et ceux qui expriment un besoin.


Permettez moi maintenant en cette fin d'année de vous souhaiter de bons moments d'amour et de partage pendant ces fêtes de fin d'année.

Permettez aussi que je vous dise merci pour votre lecture, votre indulgence, et vos échanges.


Je vous dis : À l'année prochaine!







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