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Je sommes plusieurs. Acte 2.

Non nous ne sommes pas plusieurs peuples.

Voilà, la clé , la solution de l'équation.


Je ne crois absolument pas que nous sommes plusieurs peuples même si nous sommes plusieurs hommes sur cette terre de Guyane. Malgré ce "qu'ils" veulent nous faire encore croire pour nous diviser toujours plus.


En face des exemples Kanaks, Polynésiens ou Corse, il y a une seule différence fondamentale avec la Guyane : Aucuns de ces derniers ne se considèrent être un peuple divisé malgré leur multitude.


Accepter encore aujourd'hui de considérer que nous sommes plusieurs peuples en Guyane c'est accepter volontairement de rester dans la division créée afin de nous maintenir dans la soumission.


Accepter cette hiérarchisation imposée qui nous fait nous décrire nous mêmes comme une juxtaposition de communautés est la preuve de notre soumission.


Non, il ne peut plus y avoir de peuples autochtones, de peuples premiers, de peuples derniers ou de peuples débarqués. Car, c'est ce "qu'ils" veulent que nous pensions. Et ce à partir de quoi "ils" veulent que nous nous projetions pour l'avenir et nous maintenir dans la division.


Il y a un peuple guyanais.

Et cette affirmation est le seul point de départ à partir duquel il vaut la peine en 2022 de poser la seule question essentielle désormais : si donc nous sommes un peuple, de quel peuple il s'agit?


Il s'agit de ce peuple qui est peuple car tous ces membres se reconnaissent dans les souffrances subies et dans la cruauté de l'asservissement qui leur a été infligé.

Un peuple qui ne compare sa souffrance pour se diviser en lui-même, mais au contraire, qui en fait un point commun dans son histoire pour s'unir comme un bloc solide.


Il s'agit de ce peuple qui se réunira pour dire d'une seule voix que cette terre lui appartient en totalité pour sa propre totalité.

Quid des hectares réclamés par ceux du Sud, de l'Ouest, du Nord et de l'Est ; Quid des revendications amérindiennes d'un côté, bushinengués, créoles, Mhongs ou métropolitaines de l'autre.


Mais, uniquement devrait compter alors, une seule revendication, celle fondée sur l'annulation d'une injustice et une illégitimité historique que les instances internationales depuis plus de 50 ans ont reconnus officiellement.


Car, oui, l'ONU a bel et bien reconnu le droit des peuples à s'autodefinir et à s'autodéterminer. Mais, cette réparation ne concerne que les peuples qui se considèrent et se constituent comme tel.


Alors, oui enfin, l'autre question fondamentale est de savoir si nous sommes un peuple de Guyane ou un peuple de France.


Et c'est là que l'équation est tortueuse, anachronique et douloureuse pour beaucoup.

C'est le cœur de notre division et la France ne saurait faire moins que de maintnenir cette interrogation fondamentale.


Sommes nous prêts à nous poser la question?

Car pour être ce peuple de Guyane nécessite que nous décidions de ne plus être le peuple de France ou d'ailleurs.


Alors, c'est en fonction de notre réponse à cette question essentielle que nous saurons chacun répondre à l'urgente nécessité de posséder notre terre.

Comme les kanaks, comme les polynésiens comme les corses.


Pour ma part, je le réaffirme il n'existe pas plusieurs peuples en Guyane mais bien un seul qui a besoin de se retrouver pour revendiquer son droit à exister en tant que tel dans la république française et au delà demain.

Comme les kanaks, comme les polynésiens comme les corses.


Alors, êtes-vous capables de vous penser et de vous revendiquer tous comme des autochtones, comme des guyanais à part entière.

Pouvez-vous vous imaginer ne plus être divisé en vous même entre plusieurs cultures et plusieurs identité?


Répondre à cette question c'est résoudre l'équation.





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