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CTG, une digestion difficile

Merci de vos sollicitations en mp pour savoir ma position sur ce que certains appellent à tort « l’affaire Chéri ».

S’il y a une affaire elle est d’abord politique avant d’être économique.

J’ai retenu au moins 2 points importants lors de cette Commission Permanente que Gabriel Serville souhaitait publique pour faire preuve de transparence dans le traitement de certains dossiers.

Sur cette démarche de tenir des Commissions Permanentes en public, retenons que le principe est tellement intéressant qu’il convient désormais de l’instituer de manière permanente sans jeu de mot.

Premier point, sur le vote de la CP sur l’attribution ou non de ce bien de la collectivité à ce restaurateur, il est à retenir que c’est la première fois en un an et demi que malgré sa position majoritaire Gabriel Serville ne réussit pas à faire passer un dossier si hautement politique.

Pourtant, il avait pris le parti de le défendre personnellement et d’ailleurs il l’a fait avec une rare vigueur surprenant même l’opposition au passage.

Qu’est-ce qui donc n’aurait pas fonctionné et qui a aboutit au vote contre majoritaire sur ce sujet?

La forme assurément. car, comment faire passer l’idée, même au forceps, que les élus qui voteraient contre seraient responsables des milliers d’euros à rembourser au restaurateur et en même temps démontrer à charge que ce restaurateur n’aurait jamais dû dépenser cet argent sans autorisation préalable!?

Il aurait fallu un tour de magie bien plus élaboré pour réussir cet exploit.

La responsabilité dans ce dossier revient sans aucun doute à la CTG et à la manière dont il a été instruit tout simplement. Autrement dit, le fautif doit toujours payer sa faute à la fin et ce vote d’hier est venu rappeler ce principe fondamental.

Enfin, sur ce point, rien ne vaut de respecter les règles plutôt que de les contourner pour des raisons politiques, morales ou partiales.

On ne peut pas dans une collectivité comme la CTG s’affranchir d’une rigueur sans faille.

Et décidément, le temps du « je t’aime moi non plus » comme critère pour prendre des décisions justes et régulières est bien révolu.

Second point, c’est une prise de parole du président de la CTG qui est passé semble t’il inaperçue.

À un moment de son échange vibrant et nourri avec Rodolphe Alexandre et après avoir fait une démonstration sur la volonté de transparence de sa majorité, Gabriel Serville dit clairement et sans ambiguïté qu’en tant que maire de la ville de Matoury, il a choisi de ne pas déclarer certains faits (à priori délictueux) de son prédécesseur au prétexte qu’il a toujours été pour faire avancer le pays et l’intérêt supérieur de la Guyane.

Pour le coup, ce choix délibéré de manque total de transparence était son argument pour dire à son adversaire du jour qu’il en ferait de même avec la mandature qu’il a présidé par le passé.

Sauf que les options pour un exécutif élu ne sont pas nombreuses dans la loi.

La transparence ne se négocie pas et ne dépend pas du bon vouloir de l’élu. Elle est en caractère gras aujourd’hui dans la loi française.

« Toute autorité constituée […] dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République… un exécutif élu ne peut donc pas cacher les délits constatés à sa prise de fonction Art.40 du Code Pénal.

Autant dire qu’à trop vouloir en dire et en faire, en public qui plus est, il faut donc maîtriser de bout en bout sa prise de parole. Ce n’est pas si simple mais il est possible de se former pour le faire.

En conclusion, je note cette belle initiative de rendre public tous les débats des instances de décision et sur ce point Gabriel Serville a inauguré un changement intéressant.



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