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Vivre avec le Coronavirus : juste une question de priorité!

Que d'urgences se sont enchaînées depuis le début de cette épidémie Covid 19, éviter une catacombe, réussir à comprendre et adapter des mesures pour limiter la propagation du virus, confiner, tester, et se protéger, enfin, reprendre une activité normale.

Cette dernière urgence évoquée par les gouvernants a été justifiée par le risque réel d'un effondrement de l'économie, mais aussi, par le danger d'un choc social qui mettrait en péril le mode de vie que nous connaissons jusqu'ici en Guyane.

Cependant, je ne peux m'empêcher de penser que d'urgences en urgences, les priorités se sont télescopées et que finalement la politique a eu raison peut être du bon sens dans beaucoup de domaines et notamment celui de l'éducation.

Après six mois d'arrêt quasiment du système éducatif en France, il a paru évident qu'il convenait de rouvrir les établissements scolaires afin de libérer les parents qui travaillent et en même reprendre une vie normale.

Une vie normale certes, mais, pas si normale et qui risque fort de ne plus être la vie que nous avons connu jadis.

Ainsi, les établissements scolaires dans leur ensemble sont désormais ouverts dans un contexte où le virus lui est toujours là. Ils sont ouverts car il est prouvé qu'à part le confinement total, les mesures barrières et les distances respectées sont gages que la propagation est au moins sous contrôle.

Alors, dans le même temps, les débats ont éclos et se poursuivent sur les difficultés de faire respecter ces mesures aux populations jeunes et aux enfants.

C'est précisément sur ce point que les choix politiques ont leur intérêt et surtout leur poids.

Regardons de plus près.

Nous savons que justement, à condition qu'il soit formé, le public le plus jeune apprend plus vite et plus profondément que les adultes. Nous savons que le temps d'apprentissage du public plus jeune est aussi plus court et plus diversifié en fonction de l'enseignement dispensé.

Aussi, pourquoi ne pas avoir décider de consacrer le temps nécéssaire aux apprentissages des gestes et des mesures barrières au moment de reprendre les enseignements. Par exemple, deux heures par jour avant chaque journée d'école, ou plusieurs journées réparties dans une période prédéfinie ; Plutôt que de mettre sous pression le personnel enseignant en lui fixant pour unique objectif de faire des évaluations au plus tôt afin de rattraper un programme qui ne peut plus être enseigné sans s'adapter à ce nouveau contexte.

Nos enfants apprendront d'une manière ou d'une autre à vivre masqués et à garder certaines précautions dans leur vie sociale. N'aurait-il pas été prioritaire de proposer à ceux qui savent mieux le faire de leur apprendre dans le milieu scolaire ces nouvelles règles de vie?

En tant que parent vous aurez beau apprendre toutes sortes de choses à votre enfant, mais, une fois confronté au monde qui l'entoure il sera bien seul à se débrouiller, sauf si de part leur professionnalisme des enseignants prennent sur eux de se saisir de cette priorité qui échappe à ceux qui nous gouvernent.

Pour ma part, humblement, je me serais résolu à sortir des postures ou des dogmes politiques et économiques pour aller à l'essentiel. Former nos enfants à vivre dans un contexte désormais changé et les préparer à une vie qui comme beaucoup le disent sera de toute façon différente.

La gageure actuelle de ceux qui dirigent est de penser qu'un vaccin suffira pour ramener les conditions de la vie d'avant. Mais, les mêmes sont bien conscients que d'épidémie en épidémie l'humanité n'a pas jamais eu gain de cause sur la nature.

Ainsi va le monde!





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