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Et si j’étais...

La question politique intéresse beaucoup d’entre nous mais souvent nous continuons de vouloir croire que la politique n’est pas un sujet central dans nos vies. En famille, au travail, entre amis, nous parlons politique, nous réfléchissons, nous écoutons des débats et nous y participons. Nous sommes ainsi chacun à notre manière des acteurs de la politique.


Et certains, comme moi aujourd’hui, nous nous projetons presque comme si nous étions vraiment de la partie.

Nous imaginons ce que nous pourrions faire, ce que nous pourrions dire et ce qui serait plus juste et plus raisonnable de mettre en place pour régler les problèmes de la Guyane.

En se disant légitimement :

« Et si j’étais.... Et si, et si.... »


Si j’étais président de la collectivité majeure en Guyane ou à la tête d’une municipalité ou encore représentant de la Guyane au Parlement français....

Face à cette épidémie et toutes ses conséquences sur la vie des guyanais, j’aurais décidé de construire une réponse strictement locale à la crise.

  • Consultation publique immédiate des forces vives du territoire : acteurs socioéconomiques, culturels et sportifs, syndicats, groupements, chambres consulaires, associations.

  • Délibération des assemblées élues sur un plan de gestion local de l’épidémie soumis à une procédure accélérée ensuite de consultation de la population guyanaise.

  • Information, au bout de la démarche, de l’Etat au travers de sa représentation préfectorale.

  • Mise en œuvre du plan décidé et approuvé localement.

Ce plan devrait comprendre toutes les mesures détaillées des conditions de circulation des personnes sur tout le territoire et de pratique de toutes natures d’activités sociales, économiques, culturelles et sportives.

Il aurait pour objectif notamment de permettre la poursuite des activités humaines et d’adapter les circonstances nouvelles des interactions sociales et professionnelles. En finalité, il permettrait de ne pas subir l’épidémie virale, mais au contraire, de maintenir tous les moyens de la combattre collectivement en continuant de vivre différemment.

Cette démarche ne souffrirait d’aucune interdiction institutionnelle car aujourd’hui elle est tout à fait autorisée par le principe même de la libre administration des collectivités locales inscrit dans la loi française. De même, elle est aussi permise par le principe de démocratie qui consiste à comprendre que sur chaque territoire, en fonction de ses particularités, il est possible et souvent nécessaire de réfléchir, d’échanger et de décider du meilleur pour sa population localement.

Le seul frein pour agir face à ce type de crise sociétale est celui que les élus eux-mêmes entretiennent systématiquement les empêchant d’imaginer construire une stratégie et une action locale partagée et soutenue par la population.

Si j’étais... face à une urgence comme celle d’éviter le pire pour la Guyane, je ferai le choix non pas de l’obéissance aveugle aux décisions d’un gouvernement, mais au contraire, celui d’agir conformément aux règles de la constitution française. Je ne choisirais donc pas un président et sa doctrine mais des lois et leur règlement.

Dans ces lois françaises résident quelques moyens de refuser d’appliquer des décisions qui mettent en péril la société guyanaise. Dans l’espoir d’un statut à la carte pour la Guyane, il faut oser faire des choix.

Dans les choix de développement économique, il ne s’agit souvent que d’initiative audacieuse.

Dans les choix de société, il ne s’agit parfois que de savoir faire un bloc compact, solidaire et solide pour affirmer une différence.

Dans les choix politiques, il s’agit de ne plus avoir peur d’être autonome et d’oser s’inventer.


Oui, si j’étais...

En attendant, j'exerce ma liberté de penser, de m'exprimer et d'agir. Et vous?

Pour cette année nouvelle qui commence, je vous souhaite le meilleur et aussi de continuer à comprendre qu’il n’est aucune liberté qui ne se donne mais seule une liberté qui s’affirme.

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